{"id":1513,"date":"2024-11-24T11:34:50","date_gmt":"2024-11-24T10:34:50","guid":{"rendered":"http:\/\/tituscapulet.org\/blog\/?p=1513"},"modified":"2024-11-30T11:10:23","modified_gmt":"2024-11-30T10:10:23","slug":"compte-rendu-du-semi-marathon-de-toulouse-2024","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tituscapulet.org\/blog\/compte-rendu-du-semi-marathon-de-toulouse-2024\/","title":{"rendered":"Compte-rendu du semi-marathon de Toulouse 2024"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"justify-text\">Plus de 4 ans apr\u00e8s mon dernier billet sur ce blog, en pleine p\u00e9riode de Covid, je profite de relater l\u2019exp\u00e9rience de mon troisi\u00e8me semi-marathon pour publier un nouveau compte-rendu de ces 21.1 km (et je rappelle que les comptes-rendus pr\u00e9c\u00e9dents sont <a href=\"https:\/\/tituscapulet.org\/blog\/compte-rendu-de-mon-premier-semi-marathon-mtm-2018\/\">ici <\/a>pour l\u2019ann\u00e9e 2018 et <a href=\"https:\/\/tituscapulet.org\/blog\/compte-rendu-du-semi-marathon-de-toulouse-2019\/\">l\u00e0 <\/a>pour l\u2019ann\u00e9e 2019).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justify-text\">5 ann\u00e9es se sont \u00e9coul\u00e9es depuis mon dernier semi-marathon donc, mais je pourrais commencer par rappeler que je ne suis pas rest\u00e9 totalement inactif durant cette p\u00e9riode. Il est vrai que les ann\u00e9es 2020 et 2021 n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 les plus agr\u00e9ables pour moi, pour des raisons qui nous ont d\u2019une certaine mani\u00e8re tous concern\u00e9s (aka. la pand\u00e9mie\u2026), aussi bien que pour des raisons plus personnelles. C\u2019est donc en 2022 que j\u2019ai vraiment repris un rythme sportif r\u00e9gulier, avec le running comme activit\u00e9 principale. Et chaque d\u00e9but d\u2019\u00e9t\u00e9 depuis cette ann\u00e9e 2022, j\u2019ai pu courir la Corrida P\u00e9destre de Toulouse, \u00e0 savoir 10 km au centre-ville de Toulouse.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justify-text\">Mais jusqu\u2019\u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, j\u2019avais l\u2019impression de stagner dans ma progression. Et le fait de mettre en stand-by mes entra\u00eenements entre le d\u00e9but de l\u2019hiver et l\u2019arriv\u00e9e du printemps n\u2019a pas aid\u00e9 \u00e0 capitaliser sur tous les efforts entrepris les mois pr\u00e9c\u00e9dents. J\u2019avais donc en t\u00eate d\u2019aller courir beaucoup plus r\u00e9guli\u00e8rement cette ann\u00e9e. Le fait d\u2019avoir rencontr\u00e9 une super partenaire d&rsquo;entra\u00eenement et m\u00eame bien plus que \u00e7a (coucou C\u00e9line :-)) pour m\u2019aider \u00e0 maintenir ma motivation et \u00e0 tenir mes objectifs m\u2019a mis sur de bons rails. Apr\u00e8s les 10 km de la Corrida d\u00e9but juillet, j\u2019ai notamment encha\u00een\u00e9 plusieurs sessions de 10 km ou plus pendant l\u2019\u00e9t\u00e9, ce qui ne m\u2019\u00e9tait jamais arriv\u00e9 jusque-l\u00e0. Il fallait pourtant que je me d\u00e9cide \u00e0 normaliser ces distances afin de me sentir capable d\u2019\u00e0 nouveau courir un semi-marathon.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justify-text\">Ce semi-marathon, qui a donc eu lieu le dimanche 10 novembre 2024, je m\u2019y \u00e9tais engag\u00e9 depuis longtemps. Depuis novembre 2023 et une fen\u00eatre de pr\u00e9-inscriptions \u00e0 prix r\u00e9duit. Je devrais d\u2019ailleurs aussi rappeler que l\u2019annonce d\u2019un nouveau Marathon de Toulouse avait fait l\u2019effet d\u2019une petite bombe dans la r\u00e9gion toulousaine, puisqu\u2019aucun marathon n\u2019avait \u00e9t\u00e9 organis\u00e9 en ville depuis fin 2019. Mes lecteurs les plus assidus (ah ah!) se rappelleront que j\u2019avais couru avec Sam mon fid\u00e8le lapin en 2018 et 2019 (bon, \u00e0 cette occasion, j\u2019avais laiss\u00e9 le lapin s\u2019\u00e9chapper avant la moiti\u00e9 de la course). Et cette ann\u00e9e, j\u2019esp\u00e9rais pouvoir \u00e0 nouveau courir avec Sam, ainsi qu\u2019avec C\u00e9line. Mais pour diff\u00e9rentes raisons, ni Sam ni C\u00e9line n\u2019ont pu se joindre \u00e0 moi, et j\u2019ai donc d\u00fb me r\u00e9soudre \u00e0 courir seul, entour\u00e9 de quelques 12000 autres participants du semi et un public d\u00e9brid\u00e9 sur le bord des routes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justify-text\">J\u2019\u00e9tais clairement triste de ne pas pouvoir partager ce moment, mais j\u2019\u00e9tais n\u00e9anmoins r\u00e9solu \u00e0 me prouver que j\u2019\u00e9tais capable de courir seul, et de tenir une allure ambitieuse. Je ne m\u2019\u00e9tais pas trop engag\u00e9 aupr\u00e8s de mon entourage sur le temps que j\u2019esp\u00e9rais faire (en tout cas, je ne l\u2019ai pas cri\u00e9 sur tous les toits) mais j\u2019avais l\u2019espoir de finir entre 2h10min et 2h15min.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justify-text\">C\u2019est donc d\u2019un pas d\u00e9cid\u00e9 que j\u2019ai quitt\u00e9 mon appartement ce dimanche matin de course vers 7h50 afin de rejoindre la ligne de d\u00e9part le long du boulevard Lazare Carnot. Avec une premi\u00e8re agr\u00e9able surprise en sortant de chez moi, la m\u00e9t\u00e9o. Un ciel globalement gris, mais avec des temp\u00e9ratures douces pour la saison. En somme, un temps id\u00e9al pour une telle course. Il me fallait environ 25 minutes pour rejoindre \u00e0 pied la zone de d\u00e9part. Un bon \u00e9chauffement pour r\u00e9veiller mon organisme. J\u2019ai eu l\u2019occasion d\u2019apercevoir, alors que je longeais le canal, de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 dudit canal, un peloton group\u00e9, qui n\u2019\u00e9tait autre que l\u2019ensemble des coureurs du marathon, qui venaient de partir quelques minutes plus t\u00f4t de ce m\u00eame boulevard que je m&rsquo;appr\u00eatais \u00e0 rejoindre. D\u2019apercevoir ces coureurs, je ressentais une petite excitation, de me dire que ce serait bient\u00f4t \u00e0 mon tour de m\u2019\u00e9lancer, excitation m\u00eal\u00e9e \u00e0 l\u2019admiration de les savoir parti pour 42.2 km. Une distance mythique \u00e0 laquelle je souhaite m\u2019attaquer un jour. J\u2019aurai l\u2019occasion d\u2019en reparler. Mais retournons au semi-marathon. Durant ma marche matinale, j\u2019\u00e9tais \u00e9tonn\u00e9 de ne croiser que peu de personnes. A croire que j\u2019\u00e9tais un des rares \u00e0 courir le semi, \u00e0 moins que je ne sois totalement \u00e0 la bourre. Et pourtant, arriv\u00e9 \u00e0 la Halle aux Grains, un brouhaha a commenc\u00e9 \u00e0 se faire entendre, des groupes de coureurs apparaissaient \u00e0 tous les coins de rue, des personnes trottinaient pour s\u2019\u00e9chauffer. Pas de doute, j\u2019\u00e9tais au bon endroit ! Encore un virage \u00e0 passer, je laissais la Halle aux Grains derri\u00e8re moi, et je m\u2019engageais pour de bon sur le boulevard Carnot. Et l\u00e0 quelle ne fut pas ma surprise d\u2019apercevoir d\u2019ores-et-d\u00e9j\u00e0 des centaines et des centaines de coureurs, qui attendaient d\u00e9j\u00e0 dans leur sas. Mon premier objectif \u00e9tait donc de remonter l\u2019ensemble du boulevard, en longeant les barri\u00e8res qui me s\u00e9paraient des diff\u00e9rents sas, afin d\u2019atteindre Jean-Jaur\u00e8s et de me faufiler moi-m\u00eame dans mon sas. Non sans mal et en jouant l\u00e9g\u00e8rement des coudes, j\u2019ai pu atteindre mon sas (le tout dernier, celui pour les coureurs qui visaient 2h10 ou plus) et me positionner non loin des meneurs d\u2019allure 2h10. Ne restait plus qu\u2019\u00e0 attendre le d\u00e9part. Et que ce fut long. Je ne pouvais pas regarder mon t\u00e9l\u00e9phone et d\u2019\u00e9ventuels messages, car je l\u2019avais positionn\u00e9 dans ma ceinture avec mes cl\u00e9s et une grosse barre de c\u00e9r\u00e9ale et je ne souhaitais pas tout enlever alors que j\u2019\u00e9tais au milieu d\u2019une foule de plus en plus compacte. Ma montre indiquait que l\u2019heure th\u00e9orique du d\u00e9part \u00e9tait pass\u00e9e (i.e. 9h00) tandis que de nombreux coureurs remontaient encore tant bien que mal les fils de barri\u00e8re pour atteindre leur sas. Finalement, l\u2019organisation a eu le tort de ne pas faire des entr\u00e9es d\u00e9di\u00e9es par sas plut\u00f4t qu\u2019une entr\u00e9e unique. Cela m\u2019aurait \u00e9pargn\u00e9 de tr\u00e9pigner jusqu\u2019\u00e0 environ 9h25. Mais les fauves (ou les chatons ?) ont fini par \u00eatre lib\u00e9r\u00e9s ! Et je me lan\u00e7ais pour de bon dans mon troisi\u00e8me semi-marathon, avec la ferme intention de faire un bon temps. Ma montre enclench\u00e9e au moment du franchissement officiel de la ligne de d\u00e9part, et c\u2019\u00e9tait parti.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justify-text\">Et d\u00e9j\u00e0, un l\u00e9ger moment d\u2019agacement s\u2019emparait de moi. Alors que mes jambes r\u00e9pondaient plut\u00f4t bien, j\u2019\u00e9tais emp\u00eatr\u00e9 d\u00e8s ce premier km au milieu d&rsquo;un peloton qui avan\u00e7ait un peu trop lentement \u00e0 mon go\u00fbt (un comble). Et c\u2019est avec une certaine inqui\u00e9tude que je voyais les meneurs d\u2019allure du 2h10 prendre plusieurs dizaines de m\u00e8tres d&rsquo;avance. Bien d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 ne pas les perdre de vue totalement, je for\u00e7ais un peu mon allure, comptant sur les tous premiers km de course pour que le peloton s\u2019\u00e9tire et que chacun prenne son rythme. Et d\u00e8s le troisi\u00e8me km, je tenais les meneurs d\u2019allure \u00e0 une cinquantaine de m\u00e8tres devant moi. D\u00e8s lors, j\u2019\u00e9tais parti dans mon semi ! J\u2019avais conscience d\u2019avoir une allure relativement rapide, mais j\u2019avais confiance en mes jambes, et au travail effectu\u00e9 en amont. Je savais aussi que ma meilleure chance de faire un bon temps consistait \u00e0 partir sur un rythme soutenu. D\u00e8s le cinqui\u00e8me km, les premiers ravitaillement se pr\u00e9sentaient \u00e0 nous, et j\u2019\u00e9tais surpris du temps d\u00e9j\u00e0 \u00e9coul\u00e9. Totalement dans ma course, je ne regardais finalement que de temps en temps le public autour de moi et j\u2019essayais vaguement de refaire le parcours du semi dans ma t\u00eate. Aussi vite que nous quittions le cinqui\u00e8me km, le dixi\u00e8me km apparaissait. Et je mesurais avec une certaine satisfaction les progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s cette ann\u00e9e, pour finalement rendre presque banal le fait de courir 10 km. Je jetais un coup d&rsquo;\u0153il \u00e0 ma montre, qui affichait environ 1h01min30s pour ces 10 premiers km. Les meneurs d\u2019allure toujours devant moi, je tenais le bon bout et je me sentais bien.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justify-text\">Quelle ne fut pas ma surprise, \u00e0 ce moment-l\u00e0, d&rsquo;entendre un \u201cAllez Guillaume\u201d qui venait de non loin derri\u00e8re moi. Une voix famili\u00e8re r\u00e9p\u00e9tait alors ce \u201cAllez Guillaume\u201d. Je me retournais, et j\u2019avais le plaisir d\u2019apercevoir Benoit, qui quant \u00e0 lui courait le marathon, et tandis que je franchissais les 10 km, c\u2019\u00e9tait les 30km qu\u2019il attaquait ! Nos parcours respectifs s\u2019\u00e9taient rejoints et c\u2019\u00e9tait un joli hasard que nous puissions nous croiser, m\u00eame de mani\u00e8re \u00e9ph\u00e9m\u00e8re. Je laissais finalement Beno\u00eet me doubler ainsi que pas mal d\u2019autres coureurs du marathon, qui avaient alors un rythme bien sup\u00e9rieur au mien. Alors que nous contournions l&rsquo;hippodrome, il \u00e9tait temps de s\u2019attaquer \u00e0 la seconde partie de la course. Et la situation allait commencer \u00e0 se g\u00e2ter l\u00e9g\u00e8rement. Vers le km 13, je sentais que les muscles de mes jambes se raidissaient l\u00e9g\u00e8rement. J\u2019avais pourtant bien bu, pris le temps de me ravitailler raisonnablement. Les meneurs d\u2019allure \u00e9taient toujours devant moi. Mais pour combien de temps dans mon champ de vision ? Alors que nous approchions du Stadium et du km 15, nous avons eu l\u2019occasion de franchir un pont suspendu sur la Garonne (la passerelle Robert Poujade ?), et d\u2019attraper un fugace mal de mer (!) alors que le pont vibrait sous le pas multiple des coureurs. Enfin, le Stadium apparaissait devant nous, marquant la derni\u00e8re zone de ravitaillement. Je prenais le temps de faire le plein d\u2019\u00e9nergie, mais d\u00e9j\u00e0 la reprise me paraissait difficile. Les meneurs d\u2019allure commen\u00e7aient \u00e0 filer doucement mais s\u00fbrement devant moi. Plusieurs dizaines de m\u00e8tres, un virage, puis un second, et m\u00eame si mes souvenirs sont l\u00e9g\u00e8rement flous, il ne faut que quelques centaines de m\u00e8tres pour que je perde mes li\u00e8vres de vue. Je savais que la fin n\u2019\u00e9tait pas si lointaine, et d\u2019ailleurs, au km 17, je passais \u00e0 quelques m\u00e8tres de chez moi, mais je sentais mes muscles se t\u00e9taniser de plus en plus. Pas de Pom&rsquo;Potes \u00e0 l\u2019horizon pour me donner du baume au c\u0153ur, et m\u00eame quelques coureurs crois\u00e9s sur le bord de la route, recroquevill\u00e9s sur eux-m\u00eames. En terme de boost moral, j\u2019ai vu mieux. J\u2019essaie alors de faire abstraction de toutes ces pens\u00e9es n\u00e9gatives. Nous nous engageons sur l\u2019all\u00e9e des Demoiselles, il reste environ 3 km \u00e0 parcourir, et je vois bien que de plus en plus de coureurs me doublent \u00e0 mesure que je traine de plus en plus ma peine. Je serre quand m\u00eame les dents, je sais que la fin est proche. Je contourne le grand rond, je pi\u00e9tine, et c\u2019est au mental que je me force \u00e0 avancer aussi vite que possible. La remont\u00e9e vers le Capitole se veut de plus en plus bruyante, le public est au rendez-vous sur cette derni\u00e8re ligne droite. Et je n\u2019ai plus qu\u2019une pens\u00e9e en t\u00eate, franchir cette ligne d\u2019arriv\u00e9e le plus rapidement possible. Un coup d&rsquo;\u0153il furtif \u00e0 ma montre me fait craindre que je ne tiendrais finalement m\u00eame pas les 2h15min. J\u2019essaie de tout donner lors de ces derniers m\u00e8tres. Et c\u2019est finalement au prix de 3 derniers km franchement laborieux que je franchis la ligne d\u2019arriv\u00e9e. Temps officiel: 2h16min34s. Je ne le savais plus \u00e0 ce moment-l\u00e0, mais c\u2019\u00e9tait \u00e0 peine 15 secondes de plus que mon temps lors de mon premier semi en 2018. Et tout de m\u00eame 10 minutes de mieux que lors de mon second semi en 2019.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justify-text\">Un peu hagard \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e, je me sens l\u00e9g\u00e8rement oppress\u00e9 par cette zone d\u2019arriv\u00e9e o\u00f9 tout le monde est entass\u00e9, entour\u00e9 de barri\u00e8res. Je titube pour aller chercher ma m\u00e9daille. Je me pose alors quelques minutes par terre. L\u2019occasion de consulter enfin mon t\u00e9l\u00e9phone et de d\u00e9couvrir quelques messages d\u2019encouragement et de f\u00e9licitations qui me r\u00e9confortent. Alors que je retrouve un peu d\u2019\u00e9nergie, je me l\u00e8ve et cherche \u00e0 fuir la foule le plus vite possible. Direction l\u2019appartement. Je sens que j&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 un peu de mal \u00e0 marcher. Je repasse par les boulevards, et cette fois, ce sont les coureurs du 10km que j&rsquo;aper\u00e7ois, et qui s\u2019appr\u00eatent \u00e0 s\u2019\u00e9lancer d\u2019ici quelques minutes pour la derni\u00e8re course de la journ\u00e9e. Je refais le chemin matinal en sens oppos\u00e9. Alors que je dois traverser l\u2019all\u00e9e des Demoiselles pour me rendre dans ma rue, certains coureurs sont encore en train de lutter avec leur marathon. Ils en sont \u00e0 39 km. Plus que 3 km ! Je me dis qu\u2019une \u00e9ternit\u00e9 les s\u00e9pare de l\u2019arriv\u00e9e, ou \u00e0 tout le moins, j\u2019imagine que c\u2019est ce que certaines marathoniens doivent ressentir. \u00c7a y est, je suis de retour chez moi. Je crois que j\u2019\u00e9change encore quelques messages, je vais prendre ma douche, je me pose dans mon canap\u00e9, et je ne pense plus \u00e0 grand chose pendant de longues minutes. Une bonne sieste plus tard, je peux enfin savourer ce nouvel accomplissement. Il va falloir panser quelques bobos (RIP mes pieds), tirer le bilan de cette course en termes de gestion d\u2019allure et d\u2019\u00e9nergie. Et se projeter sur un prochain objectif. Si j\u2019\u00e9voquais plus t\u00f4t cette fameuse distance mythique du marathon, c\u2019est d\u2019abord \u00e0 des objectifs plus modestes que je compte m\u2019attaquer. Probablement l\u2019Oncorun en f\u00e9vrier 2025 et le 10 km de Blagnac en mars 2025. Sur le chemin d\u2019un marathon, ou d\u2019un triathlon ? Peut-\u00eatre simplement sur le chemin d\u2019un bien-\u00eatre physique et mental. Un chemin que j\u2019esp\u00e8re ne pas avoir \u00e0 parcourir tout le temps tout seul m\u00eame si je tire une certaine fiert\u00e9 d&rsquo;avoir pu g\u00e9rer cette course par mes propres moyens.<\/p>\n\n\n\n<p>PS : ci-dessous la trace du parcours<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"http:\/\/tituscapulet.org\/weblog\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Toulouse-Metropole-Run-Experience-Semi-marathon-OpenRunner.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"760\" src=\"http:\/\/tituscapulet.org\/weblog\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Toulouse-Metropole-Run-Experience-Semi-marathon-OpenRunner-1024x760.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1520\" srcset=\"https:\/\/tituscapulet.org\/weblog\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Toulouse-Metropole-Run-Experience-Semi-marathon-OpenRunner-1024x760.png 1024w, https:\/\/tituscapulet.org\/weblog\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Toulouse-Metropole-Run-Experience-Semi-marathon-OpenRunner-300x223.png 300w, https:\/\/tituscapulet.org\/weblog\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Toulouse-Metropole-Run-Experience-Semi-marathon-OpenRunner-768x570.png 768w, https:\/\/tituscapulet.org\/weblog\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Toulouse-Metropole-Run-Experience-Semi-marathon-OpenRunner-404x300.png 404w, https:\/\/tituscapulet.org\/weblog\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Toulouse-Metropole-Run-Experience-Semi-marathon-OpenRunner.png 1121w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/a><figcaption class=\"wp-element-caption\">Parcours du semi-marathon de Toulouse 2024<\/figcaption><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Plus de 4 ans apr\u00e8s mon dernier billet sur ce blog, en pleine p\u00e9riode de Covid, je profite de relater l\u2019exp\u00e9rience de mon troisi\u00e8me semi-marathon pour publier un nouveau compte-rendu de ces 21.1 km (et je rappelle que les comptes-rendus &hellip; <a href=\"https:\/\/tituscapulet.org\/blog\/compte-rendu-du-semi-marathon-de-toulouse-2024\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-1513","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ego"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/tituscapulet.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1513","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/tituscapulet.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/tituscapulet.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tituscapulet.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tituscapulet.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1513"}],"version-history":[{"count":29,"href":"https:\/\/tituscapulet.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1513\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1552,"href":"https:\/\/tituscapulet.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1513\/revisions\/1552"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/tituscapulet.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1513"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/tituscapulet.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1513"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/tituscapulet.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1513"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}