SpeedWriting #18 – Le viol des lucioles

Après des mois de silence, un nouveau Speedwriting, qui bien que dans un genre totalement différent de celui-ci, met encore à l’honneur un tapis rouge !

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Toute nue. Intégralement, sans fard, sans artifices, sans masque, voilà l’état dans lequel je me retrouve. Si affreuse que me paraisse cette situation, et Dieu sait que je ne l’ai jamais souhaitée, je me dois d’y faire face avec toute la dignité qui m’habite encore en cet instant. Toutes les années passées sous la coupe des plus grands maîtres Zen n’y pourraient pourtant rien, pas plus que ces heures à prendre la posture, ces centaines d’heures qui, toute rodée que je suis, m’ont plus que tout inspiré un profond dégoût de la pose. Et finalement, seul ce brin de dignité, que je ressens caché quelque part en moi, couvert malgré tout par cette enveloppe charnelle, m’aide à tenir. Je ne peux me retourner, et pourtant, je sais qu’à quelques dizaines de mètres derrière mon dos, le rugissement du moteur se fait entendre, les portes sont ouvertes, les vitres sur-teintées. Ne pourrais-je pas, au prix d’un retournement de situation inattendu, m’y glisser de nouveau, et me retrouver au calme, à l’abri des regards inquisiteurs, seule dans ce cocon de tôle. Mais est-ce bien ma voiture qui rugit de la sorte finalement ? Ne devrais-je pas plutôt m’attendre au calme et étrange ronronnement d’un de ces moteurs électriques dont mon agent m’a vanté les vertus, moi l’éternelle technophobe ? Je jurerais que c’est l’un d’entre eux qui m’a amenée ici. Ils sont tellement nombreux aux alentours ! Et rien que d’y penser fait ressurgir à la surface cette idée que je suis baignée d’une atmosphère malsaine, pleine de strasses et de crasse.

Tandis que je me perds en conjectures sur le devenir de mon carrosse et que je ne peux me résoudre à faire volte-face, un crépitement soudain m’aveugle. Une vague d’une violence inouïe. Sous la lumière crue des projecteurs, voilà que je me retrouve livrée à moi-même, prise dans un tourbillon soudain, seule face à une armée de lucioles dont je ne saisis pas les mouvements stratégiques. Elles se déplacent en troupeaux, vivent leur vie en l’espace d’une fraction de seconde et meurent avant même d’avoir pris conscience de la vacuité de leur existence au service d’une bataille dirigée contre un être plus imposant, plus prégnant. Un être tellement plus stagnant aussi. Seules, elles ne peuvent rien contre moi, mais à plusieurs, à force de coups de boutoirs répétés, l’une prenant la place de l’autre stoïquement tombée au combat, au tapis rouge, elles pourraient bien m’atteindre et m’anéantir. Et pour ne pas arranger ma situation, je fais manifestement du sur-place. Je ne sais depuis combien de temps dure mon ahurissement, peut-être tout ce fracas de vie et de mort ne se déroule que depuis quelques secondes, mais visiblement ce sont quelques secondes de trop, et je suis une cible facile. Leurs lumières m’aveuglent à l’envi et me dévoilent l’étendue de leur perfidie. Fière comme je sais l’être dans l’adversité, je me refuse à plier, et pourtant, c’est à force de résistance que je risque bien de me briser en un instant. Mes mains portées au niveau de mes hanches, je prends la pose malgré moi, et je m’expose à rompre, violer par des lucioles avides de mes charmes qu’elles ne consommeront finalement jamais, si ce n’est dans leur multitude. Déployer mes mains, tendre mes bras, saisir une luciole parmi ces milliers de points lumineux, la vaine et cruelle contre-attaque serait annihilée, invalidée par les partisans de la norme, qui après avoir reconnu le crime de guerre, me chargeraient du crime le plus odieux qui soit, celui d’avoir craché dans la soupe.

Occitanie

Bon, puisque la région (Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées, issue de la fusion des deux anciennes régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées depuis le 1er janvier 2016) nous donne le choix de sa future appellation pour les siècles à venir (ou jusqu’à la prochaine réforme lors d’un changement de gouvernement…), j’ai choisi Occitanie, suivi d’Occitanie-Pays Catalan (les autres possibilités ne sont vraiment pas terribles !). J’ai pas mal hésité entre les deux noms, mais j’ai choisi la concision au détriment d’une appellation plus authentique, le Pays Catalan ne faisant justement pas partie de l’Occitanie. Cela dit, quand on regarde l’article Wikipedia sur le sujet, on se rend compte que l’Occitanie historique est bien plus grande que la future région qui pourrait vraisemblablement porter ce nom ! Si on commence à raisonner de manière trop rigoureuse, j’ai bien l’impression qu’on va finir par accoler des noms de petites régions à n’en plus finir jusqu’à sommer au plus précis l’ensemble des parties de la nouvelle région. Bref, Occitanie ou Pays-Catalan, c’est un peu du pareil au même, c’est mignon, et Occitanie a ma préférence pour mon côté fainéant. 🙂 Pour ceux qui veulent voter, c’est par ici !

Le vent d’autan, ça m’énerve !

Je dirais même que ça me fait complètement craquer !!! S’il y a bien un gros défaut que je dois reconnaître à Toulouse, c’est vraiment ce maudit vent ! Et quand il décide de souffler en rafales non-stop pendant des jours et des jours, il y a de quoi en devenir vraiment fou ! Je crois même détester davantage le vent d’autan que l’agneau, c’est dire 🙂 Bon…ZEN.

Impressions de Londres

Voici rédigées rapidement quelques impressions sur mon voyage dans la capitale anglaise effectué la semaine dernière.

Je vais commencer par préciser que j’ai finalement rejoins mon hôtel lundi dernier avec deux bonnes heures de retard sur l’horaire prévu puisque la grève des contrôleurs aériens à l’aéroport de Toulouse-Blagnac a eu pour effet de retarder mon vol initialement prévu à 17h10. Heureusement, nous avons fini par décoller (vers 19h30) et arriver à Londres-Heathrow (au terminal 5) aux alentours de 20h10 (heure anglaise). Je n’avais jusqu’à présent emprunté l’aéroport d’Heathrow qu’en transit, et j’ai cette fois-ci eu le plaisir d’apprécier à sa juste valeur l’immensité du complexe ! Bon, à vrai dire, j’exagère un peu puisque du terminal 5, je suis très facilement arrivé au métro (Piccadilly Line), afin de descendre à la station Earl’s Court une bonne quarantaine de minutes plus tard.

L’hôtel, situé à 3 minutes à pied de la dite station de métro ne me laissera clairement pas un souvenir impérissable. Il s’agissait de l’Oxford Hotel, implanté le long de la Penywern Road. Si les lits étaient relativement confortables, la chambre, sans être un taudis, m’a donné une désagréable impression de saleté. Le chauffage faisait quant à lui un bruit d’enfer, les choix proposés au petit-déjeuner étaient sommaires et la salle beaucoup trop petite eu égard au nombre de touristes présents. Et pour couronner le tout, je me suis rendu compte le jeudi que le verrouillage magnétique de ma chambre était foireux. Bref, un hôtel que je ne recommande pas (sauf à mes pires ennemis bien entendu 🙂 ). Je n’ai certes pas passé ma semaine dans ma chambre d’hôtel, et au moins, la chambre ne donnait pas sur la rue, ce qui me laissait au calme, mais c’est toujours sympa de retrouver un point de chute agréable quand on est claqué après une longue journée à faire le touriste.

Faire le touriste, parlons-en justement, puisque j’étais justement à Londres pour ça. Comme précisé par ailleurs, j’avais déjà eu un aperçu rapide du centre de Londres il y a 5 ans de ça. J’ai donc entrepris durant cette première journée où le soleil était au rendez-vous de marcher quelque peu dans mes propres pas si je puis dire, le parapluie en moins 😉 . Et contrairement à ma dernière et unique visite où j’avais eu la folie de ne faire que marcher, marcher et encore marcher (faisant notamment l’aller-retour gare de St-Pancras – Harrods à pied dans la journée), j’ai cette fois-ci été un poil plus raisonnable en empruntant tout de même le métro de temps à autre !

Cette première journée, ensoleillée, a débuté du côté de Leicester Square. Ça m’a permis de me retrouver rapidement dans le centre du West End, notamment du côté de Trafalgar Square, avant de rejoindre le tamise et le London Eye en passant devant Big Ben. Le temps était idéal pour faire le London Eye, mais j’ai préféré saisir l’occasion d’une première belle journée pour marcher à l’air libre – et franchement, la file d’attente pour monter dans une capsule ne m’enchantait guère ! Je suis donc plus ou moins retourné sur mes pas, direction la relève de la garde avant de me poser dans St. James’s Park et de profiter du beau temps. Ce fut l’occasion de constater le nombre incroyable de français qui visitent Londres, en particulier des collégiens et lycéens dans le cadre de sorties avec leurs professeurs (d’anglais je suppose !). Quand je pense que je n’ai fait aucun voyage durant mes 7 années d’études secondaires, mais je digresse… Du St. James’s Park, j’ai tout naturellement rejoint les badauds qui faisaient le pied de grue devant Buckingham Palace. Et le hasard a bien fait les choses, puisque nous avons eu la surprise de croiser la reine qui revenait peut-être d’une réunion chez le premier ministre anglais (c’était le mardi dans l’après-midi, et le matin même avaient eu lieu les attentats de Bruxelles). Bref, j’ai été tellement surpris que je n’ai malheureusement pas eu le temps d’utiliser mon appareil photo qui traînait pourtant autour de mon cou. Pour me remettre de mes émotions, je me suis posé au Green Park avant de retourner à Trafalgar Square et de visiter rapidement la National Gallery. Et pour finir cette première journée, j’ai déambulé dans quelques rues alentours, au niveau de The Strand en particulier.

La matinée du deuxième jour, j’ai visité la tour de Londres ainsi que le Tower Bridge. Que dire, si ce n’est que la tour de Londres m’a vraiment eu l’air de l’attrape touriste parfait (25£ l’entrée d’ailleurs), envahie de gamins, de collégiens, de lycéens et de groupes du troisième âge ! Alors que j’avais décidé de visiter Hyde Park l’après-midi, le temps a commencé a tourné au vinaigre, et la température a surtout grandement chuté, ce qui fait que je me suis spontanément tourné vers le grand magasin le plus proche, à savoir Harrods ! En vilain capitaliste que je suis, j’ai totalement apprécié déambuler dans ce magasin qui propose de nombreux produits de luxe tous plus hors de prix les uns que les autres.

Le troisième jour, nous avons eu droit à un temps typiquement londonien, i.e. complètement froid et pourri ! Je me suis donc dit que c’était un temps idéal pour profiter de quelques grands musées célèbres de la ville. Cette journée musée s’est donc grossièrement répartie entre le fameux British Museum le matin, et le Tate Britain dans l’après-midi. J’ai profité du British Museum pour admirer de près la Pierre de Rosette et j’ai particulièrement apprécié la galerie japonaise. Quant au Tate Britain, je l’ai préféré à son désormais petit frère très à la mode le Tate Modern parce que je souhaitais tout simplement admirer de près certaines œuvres majeures de William Turner. Par rapport à la foule innombrable qui inondait le British Museum le matin, le côté un peu plus pépère du Tate Britain n’était pas non plus pour me déplaire ! Pour finir la journée, et braver un peu la pluie, j’ai ensuite longé la tamise depuis le Tate jusqu’à atteindre la cathédrale de Westminster, en admirant au passage les locaux du MI6.

Le vendredi, le beau temps était de nouveau largement au rendez-vous. J’ai décidé le matin de retourner chez Harrods pour acheter quelques babioles, avant d’entamer une bonne randonnée l’après-midi. A partir de la station de métro Hyde Park Corner, j’ai d’après Google Map marché pas loin de 10 km, entre Hyde Park, et Trafalgar Square en passant par Oxford Street.

Puisqu’on reprenait l’avion très tard le samedi, j’ai pu profiter d’une bonne dernière demi-journée de visite supplémentaire. Au menu, le Victoria and Albert Museum. Au départ, notre hôtel n’étant pas très loin du National History Museum, je me suis dit que c’était l’occasion d’aller admirer les squelettes de diplodocus et autres baleines bleues, mais la foule de 3 km à l’ouverture du musée à 10h m’a finalement fait changer mes plans (j’imagine qu’il y a souvent du monde le week-end, mais le fait que les anglais débutaient leurs vacances de Pâques n’a peut-être pas arrangé la situation, et clairement, la file d’attente était envahie de gamins, qui me semblent une bonne cible pour ce musée).

Au rayon des remarques vraiment en vrac, je note que ce voyage n’aurait pas été complet sans une bonne grève de métro totalement gratuite, et j’y ai eu droit le jeudi où la Piccadilly Line fut complètement bloquée (ce qui m’a contraint à emprunter trois lignes de métro différentes pour me rendre au British Museum). Et bien sûr, ce n’est pas une surprise, mais ça fait toujours rager, le métro est complètement hors de prix. De toute façon, à part les grand musées qui sont gratuits, tout me paraît hors de prix à Londres. J’ai globalement tout le temps mangé sur le pouce, en prenant mes aises dans la chaîne « Prêt à Manger ». Je ne suis pas du tout convaincu que leur nourriture soit plus saine que dans d’autres restaurants de même catégorie, mais j’y ai bien apprécié leurs choix et l’ambiance cosy (et le fait qu’il y ait une centaine de points de restauration dans le centre de Londres m’a facilité la tâche dès que j’avais un creux !). J’ai aussi noté la présence d’un nombre important de Toyota Prius piégée dans la circulation londonienne, au milieu des taxis et autres bus rouges à étages. Je ne sais pas si c’est un effet de la fameuse taxe à l’entrée de Londres mise en place il y a quelques années ou si c’est moi qui ai un biais d’observation, mais en tout cas, ça m’a frappé.

Au final, je ne regrette pas du tout ce voyage, même s’il fut sans doute trop court. Je me dis aussi que j’aurais pu mieux l’organiser. Je vais donc finir ce billet avec quelques interrogations métaphysiques. En effet, on pourra constater que j’ai fait beaucoup de musées à Londres, alors qu’à la base, je m’étais juré de ne pas vraiment y mettre les pieds (bien que j’apprécie les musées), préférant éviter la cohue touristique et m’imprégner autrement de l’ambiance de la ville. Mais finalement, je n’y ai pas coupé. J’ai certes plutôt eu tendance à les visiter au pas de course, ou à tout le moins à repérer au préalable les points qui seraient susceptibles de m’intéresser (i.e. la Pierre de Rosette au British Museum, les œuvres de Turner à la National Gallery et au Tate Britain) mais peut-être aurais-je dû faire davantage de concessions, en remplaçant un musée par un marché par exemple. Je dois dire que le British Museum en particulier n’a pas été très agréable à visiter, la faute à un trop grand nombre de touristes. Bref, si j’ai quelque peu la réponse à ma question « comment visiter un musée », la condition sine qua non étant de repérer ce qui m’intéresse en amont, je crois que je ne sais pas vraiment comment je peux organiser le voyage idéal avec un mix paysages, ruelles, ambiances, attrape-touristes et musées. Je ne me suis sans doute pas si mal débrouillé, mais je pense pouvoir faire mieux encore 🙂 . Je développerai peut-être cette question à l’occasion d’un prochain billet ou d’un prochain voyage.

Pour conclure pour de bon ce billet, je rajoute que j’ai évidemment testé mon nouvel objectif et fait pas mal de photos. Si j’ai le courage de les travailler rapidement, j’essaierai de les mettre rapidement sur le blog (ou d’installer enfin Piwigo !).

News de printemps

Pour éviter d’écrire que je n’écris pas assez sur le blog, je peux au moins prétexter que ces dernières semaines n’ont pas été très propices à prendre la plume. Ma grand-mère maternelle, ma dernière grand-mère, est ainsi décédée au début du mois de février, à peine un an et demi après mon grand-père. Très proche de celle-ci, et absolument pas préparé (mais l’est-on jamais ?) à ce qu’elle nous quitte si vite, j’ai tant bien que mal dû encaisser le choc et accepter qu’elle ne soit plus là. Mon deuil se fait progressivement, et j’ai finalement avec le recul la satisfaction d’avoir profité de chaque moment avec elle et d’avoir eu tant de discussions passionnantes, en particulier sur sa vie riche et tumultueuse. Je me suis souvent dit que les rebondissements de sa vie auraient pu faire l’objet d’un roman, et plusieurs fois j’ai eu dans l’idée d’enregistrer et de consigner nos diverses conversations. Bien sûr, à chaque fois je me disais « plus tard ». Mais il n’y aura pas de plus tard. J’ai certes une bonne mémoire, mais pas assez pour rassembler de manière fine tant d’événements. Ce n’est pas bien grave. Si elle emporte avec elle un pan de vie, je garde tous ces moments de partage et quelques épisodes ancrées solidement en moi sans qu’il soit besoin que je les relate ailleurs que dans un cadre privé (peut-être à mes propres petits-enfants dans quelques dizaines d’années, mais bon pour ça il faut d’abord passer par la case enfant 🙂 ).

Dans un registre un peu plus gai, j’ai eu l’occasion pas plus tard qu’hier soir d’assister à mon premier ballet au Zénith de Toulouse. Je pense avoir plutôt bien choisi mon spectacle, puisqu’il s’agissait du Lac des Cygnes (par l’Opéra National de Russie), dont la musique de Tchaïkovski est une fulgurance que je ne me lasse pas d’écouter ! Un ballet qui en appellera sûrement d’autres !

Enfin, après toutes ces semaines fatigantes et stressantes, dans ma vie privée autant que dans ma sphère professionnelle, je m’octroie quelques jours de vacances bien méritées, et je pars visiter Londres dès demain. Plus de 5 ans après ma visite express d’une journée (aller-retour depuis Lille via l’Eurostar), je vais profiter de 5 journées où je vais pouvoir visiter à mon rythme cette ville. Ce sera aussi l’occasion – du moins je l’espère – de faire de nouveau de belles photos ! J’ai récemment fait l’acquisition d’un nouvel objectif (Tamron 24-70 f/2.8 à monture Canon) qui sera parfait pour ce type de voyage ! Comme je suis joueur (et sans l’ombre d’un doute un peu maso), il est probable que je m’alourdisse déraisonnablement en embarquant à la fois mon reflex Canon (ce bon vieux 500D) et mon récent sony a7. Je suis prévoyant.  🙂

Une petite énigme facile

Qu’ai-je en commun avec l’enseignant-chercheur en informatique Clément Aubert, la surfeuse australienne Rebeca Woods, l’actrice (pulpeuse et polyglotte?) Simona Brhlikova-Roman, les cyclistes et politiciens néerlandais Tom Veelers et Duco Hoogland, le rappeur anglais Lethal Bizzle, l’actrice allemande Sonja Bertram, l’actrice et modèle Fernanda Vasconcellos, les footballeur tunisien et uruguayen Aymen Mathlouthi et Chory Castro, l’acteur, chanteur et présentateur indien Ayushmann Khurrana, le joueur de Hockey sur gazon Christopher Zeller, le joueur de rugby à XIII australien Nathan Waters, le joueur de curling chinois Xu Xiaoming,  le joueur de football américain et lieutenant de l’armée américaine Caleb Campbell, la triathlète portugaise Maria Areosa, l’ex-acteur américain Adam Lamberg, sans compter les milliers d’autres personnes que je ne connais pas et qui pourraient tout aussi bien compléter cette liste ?

Quiche Lorraine

Commençons l’année 2016 par une bonne recette, un classique parmi les classiques ! Jusqu’ici, je n’avais jamais vraiment eu le courage de mettre en œuvre la recette de quiche lorraine telle que faite par ma mère depuis des années. Recette globalement empruntée au génial et totalement misogyne bouquin La Bonne Cuisine Française, je vous livre ici de A à Z les principales étapes de sa (rapide) préparation.

La recette se divise ainsi en deux étapes, avec d’une part la préparation de la pâte brisée (bien meilleure qu’une pâte toute prête du commerce, dont j’ai abusée autrefois lors de mes préparations de Flammekueche du temps de ma colocation parisienne) et d’autre part la préparation de la garniture.

  • Commençons donc par la préparation de la pâte brisée.

Dans un robot – c’est quand même bien plus commode qu’à la force de ses mains – on va verser 200 g de farine, 100 g de beurre coupé en cubes, une pincée de sel et un œuf. On fait un premier mélange, et à l’apparition des premiers grumeaux, on verse environ 25 cl d’eau pour obtenir une pâte plus lisse. Une fois la pâte sortie du robot, on s’aperçoit qu’elle est aussi plutôt molle et pas évidente à travailler en l’état. Du coup, on va verser la pâte dans une assiette (préalablement saupoudrée de farine), l’envelopper dans un film plastique, et la mettre au réfrigérateur pendant une petite heure. Le temps de repos écoulée, on va rapidement travailler la pâte au rouleau avant de l’étaler dans un moule légèrement beurré. On peut aussi piquer la pâte à la fourchette pour éviter qu’elle n’éclate lors de la cuisson.

  • Passons maintenant à la garniture

Dans un saladier, on va battre 4 œufs en omelette, y ajouter 3 cuillères à soupe de crème fraîche, y verser un bon verre de lait, et saupoudrer le tout d’une pincée de noix de muscade et de poivre. Sur la pâte brisée, on va placer deux tranches de jambon coupé en morceaux, 100 à 150 g de lardons fumés et de gruyère râpé. On finit alors par étaler la crème réservée dans le saladier.

  • Il ne reste plus qu’à mettre le plat au four pendant une quarantaine de minutes à 200°C

Et comme d’habitude, c’est miam-miam 🙂 Une petite photo souvenir pour finir :

Quiche lorraine

Retour vers le futur !

Vendredi dernier, j’ai passé une très agréable soirée chez un ami, dont l’initiative de fêter les 30 ans de la sortir au cinéma du premier Retour vers le futur fut une excellente idée. J’ai beau connaître la trilogie en long, en large et en travers, être capable de réciter nombre de répliques des trois films sans sourciller, c’est avec un plaisir non-dissimulé que je retrouve Doc, Marty et Einstein pour une énième vision (mais la première avec les 3 films d’affilée) qui dévoile toujours un petit quelque chose en plus. Et cette fois-ci, je dois dire qu’on a mis le doigt sur quelque chose de tellement gros que je me demande comment j’avais pu passer à côté tout ce temps. Je ne veux pas parler d’incohérences scénaristiques inhérentes à toute histoire qui aborde de près ou de loin les allers-retours temporels (l’histoire me paraît à peu près consistante si on n’est pas trop regardant à une grosse bourde près), mais bien plutôt d’un détail a priori insignifiant mais qui est à la base des péripéties de Marty en 1955. Je veux donc parler du fait que les (futurs) grands-parents de Marty ne fassent pas appel aux urgences lorsque le (futur) grand-père renverse Marty qui venait de sauver son futur père (et du même coup, qui venait de briser la rencontre originelle de son père et de sa mère !). Dit autrement, des inconnus renversent une personne avec leur voiture, et quand bien même ils n’auraient rien à se reprocher dans l’accident, ils la ramènent inconsciente chez eux et laissent les heures s’écouler sans savoir si la personne va bien, si elle n’a pas à tout hasard subi un choc suffisamment violent à la tête pour la faire tomber dans le coma, voire pire. Franchement, autant de négligence médicale, ça fait peur.

Je vais aller me coucher en tergiversant sur ce gravissime problème métaphysique 🙂

La Vrac-Box

Contenu de la boite, en vrac comme il va de soi :

  • j’ai remis récemment les pieds au Zénith de Toulouse, à peine plus d’un an après ma dernière visite (j’y ai vu cette fois-ci le spectacle de Florence Foresti – Madame Foresti –  excellent au demeurant). Me spécialisé-je dans les one-(wo)men-shows ? A priori non, ma prochaine visite programmée au Zénith aura lieu en mars 2016 pour voir le Lac des Cygnes !
  • à peine deux jours après Le Lac Des Cygnes, je pars pour une bonne semaine de voyage à Londres ! Si j’ai hâte d’y être, reste encore à définir le programme. Mis à part le British Museum, je n’ai pas particulièrement envie d’arpenter les musées au pas de course, mais bien plus de profiter de l’atmosphère des différents villages (et visages) que la ville peut offrir au gré de mes futures déambulations (je n’ai passé qu’une seule journée de ma vie à Londres, un certain mardi 26 octobre 2010 si mes souvenirs sont bons, une journée où la pluie ne m’a pas épargné, mais où j’ai trouvé le moyen de profiter de centre-ville sans jamais prendre le métro, et de finir chez Harrods 🙂
  • en parlant de voyages, si la visite parisienne du week-end dernier a finalement été annulée, j’ai enfin pu retourner du côté de Den Haag (à cause de mes coudes, je n’avais pas pu effectuer ma visite prévue au mois de mai)
  • la décoration et l’aménagement intérieur de mon appartement commencent enfin à ressembler à l’objectif que j’avais en tête lorsque j’ai posé pour la première fois mes valises dans mon chez moi. Certaines de mes idées sont longues à mûrir, mais je crois tenir le bon bout ! J’ai l’impression de devenir de plus en plus féru de design en tout cas, en témoigne mon nombre croissants de magazines de décoration ou de visites dans les magasins d’ameublement
  • je lis actuellement Le Capital au XXIème siècle de Thomas Piketty (acheté l’an dernier, mais je n’avais pas eu le temps de l’entamer). C’est tout simplement passionnant ! Il faudrait d’ailleurs que je calcule mon patrimoine actuel et que je le compare à mon revenu pour rigoler 🙂
  • j’ai cette année encore organisé un petit buffet d’anniversaire ! Avec l’exploit d’avoir réussi à cuisiner cette recette pour une bonne vingtaine de personnes, ce qui n’était pas une mince affaire. Vu les quantités qui sont restées, je me dis que j’ai d’ailleurs davantage cuisiné pour 30 que pour 20 ! Passons !
  • je me rends compte que j’avais presque fini de rédiger un petit speedwriting il y a deux mois de ça (dernière édition datée du 06/08/15 au moment où j’écris ces lignes), et bien sûr, j’avais complètement oublié son existence. Je pense le publier assez rapidement en l’état ou presque.
  • je m’étais promis de passer à Piwigo, et bien sûr, je n’ai pas avancé d’un chouia.
  • j’ai enfin découvert le Pic du Midi le temps d’une après-midi et d’une soirée découverte ! Le beau temps était de la partie. Et si j’étais frustré d’une part par le fait que nous n’ayons pas pu admirer les télescopes professionnels du site (nous avons eu droit à quelques observations avec de bons instruments amateurs – télescopes classiques et de type Cassegrain) et d’autre part par l’aspect vieillot et légèrement daté en termes d’informations du musée (qui mérite vraiment une bonne rénovation aussi bien sur le fond que sur la forme), j’ai pu faire quelques jolies photos (pas astronomiques) et j’ai pu profiter de la Voie Lactée à l’œil nu (pas vraiment vu depuis mon voyage australien qui commence à dater). J’ai aussi ramené une jolie boule à neige du Pic qui trône fièrement sur mon buffet
  • après quelques années « médiocres », je me suis mis en tête d’atteindre enfin les 30 films vus au cinéma en une année. Mon record actuel de 29 films date de 2011. J’en suis cette année à 21 films dont la moitié ont été visionnés au cours des 60 derniers jours, c’est dire à quel point je passe de périodes de néant total à des périodes de boulimie. Maintenant que j’ai annoncé à qui voulait bien l’entendre (ou le lire) que le record serait battu à la fin de l’année, je n’ai pas le choix, il faut que j’avale des films ! Bon, je ne me plains pas, les choix depuis la fin de l’été et jusqu’au début de l’hiver m’incitent à l’optimisme (i.e. je n’aurai normalement pas besoin d’aller voir un mauvais nanar – je n’ai rien contre les bons nanars 😉 )), même si j’ai récemment été déçu par le dernier Woody Allen (pourtant, avec Joaquin Phoenix et Emma Stone, il y avait du beau monde et de quoi faire décoller le film), et je pense que mon prochain visionnage du dernier Ridley Scott corroborera la lente chute du pauvre Scott dans les méandres du gentil navet (cf. Exodus: Gods and Kings ou Prometheus)
  • j’ai assisté à mon premier « cours » d’œnologie la semaine dernière. Bon, ce n’est pas tout à fait exact, puisque la soirée était dédiée à une dégustation à l’aveugle plus qu’à une traditionnelle séance de dégustation, soirée au cours de laquelle nous avons eu le droit de boire deux vins rouges, deux blancs ainsi que deux liquoreux. La personne qui nous a initié était au demeurant très sympathique (un certain Didier Sanchez il me semble), et championne du monde 2014 de dégustation à l’aveugle par équipe (je crois que cette personne nous a informé déguster jusqu’à une vingtaine de vins différents par semaine, ce qui me semble monstrueux ! Le fait de reconnaître des vins du monde entier me paraît encore bien plus harassant comme tâche pour des papilles humaines). Tous ces vins avaient la bonne idée d’être accompagnés de manière fort sympathique par des fromages (de Betty il me semble – et comme à chaque fois que j’ai eu l’occasion d’en déguster, ils sont excellents) ainsi que par de la charcuterie qui venait je crois de Deux-Chavanne (que je ne connaissais pas du tout).
  • Et puisque j’en suis à ne plus faire de tennis depuis ma chute (mon dernier tennis remonte au lundi 13 avril 2015), je me suis dit que ce serait une bonne idée de reprendre enfin une licence de la FFT histoire de me motiver un peu. Sérieusement, j’espère reprendre assez vite, mais c’est vrai que j’ai été très prudent ces derniers temps. En dehors d’un été où j’ai régulièrement couru en forêt, ma seule activité sportive s’est résumée à un badminton début septembre, pas forcément très concluant même si le coude droit a largement tenu. Bref, badminton, tennis, escalade sont au point mort. Il est temps de rerereprendre.

Riz au lait

Cela fait bien bien longtemps que je n’ai pas écris sur ce blog (promis, j’écrirai bientôt une entrée avec mille excuses toutes plus bidons les unes que les autres), alors pour reprendre un peu d’activité sans trop me fouler, voici de quoi vous remplir la panse pendant que je redonne vie à ma rubrique miam-miam (devrais-je la renommer recipes ?).
Bref, il se trouve que j’ai fait un petit riz au lait aujourd’hui, une de mes madeleines de Proust, tellement facile à faire que je n’avais jamais pris la peine de piquer la recette à ma mère. La voici pour le plaisir de vos papilles en exclusivité.

Les ingrédients à rassembler :

  • 1 litre de lait
  • 240 g de riz rond
  • 125 g de sucre poudre
  • 2 œufs
  • 1 gousse de vanille
  • du caramel
  • une pincée de sel
  • raisins secs (optionnel)

La préparation :

  • verser le riz dans une casserole, verser un tout petit peu d’eau (suffisamment pour que le riz baigne), et commencer à faire bouillir l’eau. Quand le riz a absorbé presque toute l’eau, verser l’ensemble du lait, la gousse de vanille fendillée, et porter à ébullition
  • une fois l’ébullition obtenue, baisser légèrement le feu de manière à ce que le riz absorbe lentement le lait (compter environ 45 minutes en baissant le feu de moitié lors des 20 premières minutes après l’ébullition, puis encore de moitié lors des 15 minutes suivantes, de manière à finir à feu très très doux lors des 10 dernières minutes)
  • bien sûr, en pratique, compter sur votre feeling plus que sur votre montre pour constater que le riz a bien absorbé le lait. C’est surtout vers la fin que ça peut aller très vite, d’où l’intérêt de remuer souvent et d’avoir un feu faible, à moins de vouloir un délicieux riz cramé
  • une fois que le riz a bien absorbé le lait, verser le sucre poudre, suivi des deux œufs (précédemment battus), ainsi que les raisins secs et la pincée de sel
  • le tout étant bien mélangé, verser l’ensemble de la préparation dans un moule que l’on aura préalablement nappé de caramel et laisser reposer/refroidir

Et voilà, un bon riz au lait qui gagnera à être dégusté bien frais plutôt que tiède. J’imagine qu’il y a bien d’autres recettes qui peuvent différer dans la préparation, notamment une avec passage final au four pendant un petit quart d’heure je crois, mais franchement, ce riz au lait du flemmard est déjà excellent. 🙂

Update (20/08/2015) : la petite photo qui va avec, sur laquelle on devine que j’ai aussi saupoudré le riz au lait de cannelle

RIz au lait

Riz au lait

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